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Avant de déployer 24 postes IP, vérifiez d'abord le réseau

27 juillet 2026 par
Avant de déployer 24 postes IP, vérifiez d'abord le réseau
Rachid

Un IPBX bien configuré posé sur un réseau approximatif donne une téléphonie approximative. C'est le scénario le plus fréquent quand un déploiement se passe mal, et ce n'est presque jamais la faute du standard téléphonique. Voici les points à contrôler avant de brancher le premier poste IP, avec des ordres de prix en dirhams pour un site de 24 postes.

Le premier appel de support n'est presque jamais un problème d'IPBX

Un cabinet comptable de Sidi Maarouf nous appelle en mai : les appels coupent en fin de matinée, tous les jours, entre 11h et 12h. Le client soupçonne son IPBX Yeastar, installé trois semaines plus tôt. En réalité, le switch d'accès était un modèle non managé partagé entre la téléphonie, les postes de travail et deux caméras. À l'heure de pointe, la sauvegarde vers le NAS saturait le lien montant et la voix passait après.

Aucune ligne de configuration côté IPBX n'aurait réglé ça. Le problème était en dessous.

Le budget PoE se calcule, il ne s'espère pas

Le PoE (alimentation des équipements directement par le câble réseau) évite un bloc secteur derrière chaque poste. Mais un switch PoE dispose d'une enveloppe totale de puissance, et cette enveloppe se remplit vite.

Quelques repères utiles :

  • un poste IP d'entrée ou milieu de gamme consomme 3 à 7 W
  • un poste avec écran couleur et module d'extension monte à 10 W ou plus
  • un point d'accès WiFi récent demande 15 à 25 W, donc du PoE+ (norme 802.3at, 30 W par port)

Un switch 24 ports vendu avec 130 W de budget PoE ne tiendra pas 24 postes plus deux points d'accès. Sur le papier les ports sont là, dans la baie la puissance ne suit pas. Comptez au minimum 190 W de budget pour 24 postes IP, et davantage si les points d'accès WiFi sont alimentés par le même switch. Les gammes Tp-link couvrent bien ce besoin en PME, et les passerelles Grandstream s'intègrent sans difficulté derrière.

Un VLAN voix, même sur 20 postes

Séparer la téléphonie du reste du trafic dans un VLAN dédié (un réseau logique isolé sur le même câblage physique) prend une demi-journée de configuration. Ne pas le faire coûte beaucoup plus cher en interventions.

Ce que vous y gagnez concrètement : la voix ne subit plus les transferts de fichiers du service comptabilité, un poste de travail infecté ne voit plus directement l'IPBX, et le diagnostic devient lisible quand un appel se dégrade. Pour un site avec du WiFi visiteurs, ajoutez un portail de gestion type Ucopia pour isoler proprement les invités du réseau interne.

La question revient souvent : est-ce que ça vaut le coup pour 20 postes ? Oui. Le seuil n'est pas le nombre de postes, c'est la présence d'autres usages sur le même câblage. Et il y en a toujours.

La QoS n'est pas une question de débit

Beaucoup de clients pensent régler le sujet en passant à la fibre. Un appel en G.711 consomme environ 100 kbps une fois l'encapsulation comptée. Vingt appels simultanés représentent 2 Mbps. Le débit n'est presque jamais le facteur limitant.

Ce qui casse la voix, c'est la gigue et la perte de paquets. Sans priorisation configurée sur le switch et sur le routeur, un envoi de gros fichiers suffit à faire hacher une conversation, même sur une fibre 100 Mbps. La QoS marque le trafic voix en priorité haute et le fait passer devant. C'est une configuration à faire sur chaque équipement de la chaîne, pas uniquement sur l'IPBX.

Cas vécu à Fès : une clinique avec deux liens FTTH et un standard 3CX On-Premise avait des appels dégradés en fin de journée, au moment des transferts d'imagerie médicale. Le débit était largement suffisant. La priorisation n'était configurée nulle part.

L'onduleur, le maillon qu'on oublie

Une coupure secteur de trente secondes redémarre le switch. Les postes IP perdent leur alimentation et la téléphonie tombe pendant deux à trois minutes, le temps que tout se réenregistre. Dans une PME de transport à Tanger, cela veut dire des appels clients perdus à chaque microcoupure.

Un onduleur qui protège la baie (switch, IPBX, routeur) règle le sujet pour un budget modeste. C'est la ligne la plus rentable du devis, et souvent la première que le client veut retirer.

Ce que ça représente en budget pour 24 postes


Équipement / PosteSpécifications & DétailsOrdre de prix (MAD HT)
Switch 24 ports PoE+ managéBudget PoE ≥ 190 W, gestion VLAN, QoS et supervision réseau3 500 – 6 500 MAD
Switch 24 ports PoE non managéSolution basique sans gestion VLAN ni priorisation du trafic1 800 – 2 800 MAD
Onduleur 1 kVA pour baie réseauAutonomie estimée d’environ 30 min pour protéger le switch et l’IPBX1 200 – 2 200 MAD
Point d’accès WiFi PoE (unité)Recommandé pour l’utilisation de softphones mobiles et terminaux WiFi700 – 1 600 MAD
Configuration VLAN & QoSParamétrage réseau et optimisation de la qualité voix (intervention technicien ~1 journée)1 500 – 2 500 MAD

Note :

Ordres de prix indicatifs – Juillet 2026. Tarifs hors TVA (20 %), variables selon la marque, les performances choisies et les quantités commandées.

Point clé :

La différence de prix entre un switch managé PoE+ et un switch non managé représente environ 2 500 MAD HT sur ce type de projet. Cet investissement permet une meilleure stabilité réseau, une gestion optimisée du trafic voix et davantage de sérénité sur les prochaines années.

Les six points à vérifier avant de chiffrer

  1. Le budget PoE total du switch, pas seulement son nombre de ports
  2. La présence d'un VLAN voix séparé et d'un plan d'adressage propre
  3. La priorisation configurée sur le switch et sur le routeur
  4. L'état du câblage existant : catégorie, longueur des liens, qualité des prises murales
  5. La protection électrique de la baie
  6. Le lien internet : débit montant réel mesuré depuis le site, pas le débit annoncé au contrat

 

Les six points à vérifier avant de chiffrer

1

Le budget PoE total du switch, pas seulement son nombre de ports

2

La présence d'un VLAN voix séparé et d'un plan d'adressage propre

3

La priorisation configurée sur le switch et sur le routeur

4

L'état du câblage existant : catégorie, longueur des liens, qualité des prises murales

5

La protection électrique de la baie

6

Le lien internet : débit montant réel mesuré depuis le site, pas le débit annoncé au contrat

Faites vérifier le réseau avant de poser le premier prix

Si vous préparez un déploiement de téléphonie IP ce trimestre, envoyez-nous le plan du site et la référence de vos équipements réseau actuels. Notre équipe technique vous renvoie une lecture des points bloquants et un dimensionnement chiffré, avant que vous n'engagiez un devis client.

Vous pouvez aussi venir tester la configuration au démo lab de Casablanca : switch, IPBX et postes montés en conditions réelles, avec un technicien UC-TEK à côté de vous.

FAQ

3CX est un standard téléphonique logiciel installé sur un serveur, facturé par licence annuelle selon le nombre d'appels simultanés. Yeastar P-Series est un boîtier matériel autonome, acheté une fois, dont la capacité dépend du modèle. Les deux gèrent postes SIP, standard d'accueil, mobilité et messagerie vocale.

 Les deux conviennent. 3CX est indiqué quand le client dispose déjà d'un serveur et d'une équipe IT. Le Yeastar P550 est indiqué quand le client veut un équipement autonome, sans serveur à administrer, avec un coût d'entrée unique. Sur un site sans informaticien, le boîtier est plus simple.

La licence est annuelle et se calcule sur les appels simultanés, pas sur les postes. Comptez environ 2 000 à 3 000 MAD HT par an en 4 appels simultanés, et 6 000 à 8 000 MAD HT par an en 16 appels simultanés, hors serveur. Montants indicatifs, TVA 20 % en sus.

Le P550 couvre jusqu'à 50 utilisateurs et 25 appels simultanés, pour un prix indicatif de 6 000 à 9 000 MAD HT à l'achat, fonctions de base incluses. Un plan annuel optionnel, de 1 500 à 4 000 MAD HT, ouvre les fonctions avancées. Prix à confirmer au devis, TVA 20 % en sus.

Dans une PME de services, comptez 20 à 30 % des postes, soit 10 à 16 appels simultanés pour 50 postes. Un centre d'appels dépasse 50 %. Ce dimensionnement conditionne le prix de la licence 3CX et le modèle de boîtier Yeastar à commander.

Oui dans la plupart des cas, car les postes Grandstream, Yealink, SNOM, Alcatel et Mitel utilisent le protocole SIP. Vérifiez que le modèle figure dans la liste de provisionnement automatique de l'IPBX et que son firmware est à jour, sinon la configuration se fait poste par poste.

Avec un IPBX installé sur site, les appels internes continuent. Seuls les appels vers l'extérieur s'arrêtent, jusqu'au retour de la liaison ou au basculement sur un secours. Avec un IPBX hébergé dans le cloud, la coupure internet arrête toute la téléphonie du site.

Oui. Le démo lab UC-TEK de Casablanca dispose des deux systèmes montés et raccordés à des postes IP et à un trunk de test. Un revendeur peut réserver une session pour rejouer le cas de son client. Réservation au +212 522 972 564 ou à contact@uctek.ma.

 Oui. Le démo lab UC-TEK de Casablanca dispose des deux systèmes montés et raccordés à des postes IP et à un trunk de test. Un revendeur peut réserver une session pour rejouer le cas de son client. Réservation au +212 522 972 564 ou à contact@uctek.ma.